LA FAMILLE DE GROS CONS
Qui ne s'est jamais trouvé à l'étroit à la plage? Pas nous à l'évidence. Le Gros Con, en revanche, ne se pose pas la question en ces termes.
Toute personne un poil attentive aux autres et à son propre confort choisit stratégiquement sa place à la plage.
Pas trop près de l'eau, car elle monte et elle redescend (puis elle remonte, etc.).
Pas trop loin non plus, sinon, autant rester chez soi.
Bien sûr, éviter les familles avec plus d'un enfant qui serait en bas âge néanmoins capable de courir (Car le gamin qui court met du sable partout, c'est systématique. Il n'est cependant pas à rentrer dans la catégorie des Gros Cons, nous y reviendrons par la suite.)
De plus, il est préférable d'éviter également les propriétaires de chiens, les jeunes, les vieilles qui discutent.
Sachant tout cela, l'emplacement choisi se révèle un espace rare et précieux dont il convient d'en préserver la stabilité.
C'est sans compter sur la famille de Gros cons, dont parmi les membres, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Dès lors, ceux-la arrivant à la plage ne choisissent pas leur emplacement. Ils se posent lorsque bobonne/maman décide de se poser ce qui finit par arriver dès qu'elle approche de l'eau. Car si elle continue, elle risque de se noyer.
Par la suite, les autres membres de la troupe s'installent autour d'elle selon les lois les plus élémentaires de la gravité: pas trop près mais pas trop loin.
C'est alors que toute personne qui aime profiter de la quiétude de la plage, se réveille pour une raison étrange: le soleil a disparu!
L'explication est là aussi très simple. Les membres de la famille de Gros cons sont en train d'étendre leur serviette. Or ils sont tellement près de vous, que quand ils sont debout, ils vous masquent le soleil. Ce bel exploit est à rapprocher de l'emplacement choisi pour poser la serviette: à 25 centimètres de la votre. Une distance suffisante pour transporter du sable par voie aérienne sans gros efforts, d'un point TES PUTAIN DE PIEDS à un point MA SERVIETTE.
Vient alors le moment de puiser dans ses ressources pour tenter une approche.
Debout, dominant la famille désormais assise, de tout mon corps et mon étonnement, je tente un subtil: "Si vous voulez, on peut se mettre côte à côte tant qu'à faire!".
Trop subtil, pas assez, je vivrai éternellement avec ce doute, car bobonne/maman m'a répondu un terrible "On préfère être près de l'eau".
Totalement abasourdi, épuisé, les mots m'ont manqué. A t-elle compris le second degré? Si oui, pourquoi une telle réponse?
Bobonne/maman a t'elle une répartie si aisée qu'elle même a usé de second degré pour me faire ravaler ma question?
Mais la solution la plus simple est pour moi la meilleure. Un Gros Con ne peut pas aisément comprendre une remarque aussi subtile. Dés lors, toute une famille ne le peut pas.
Au final, l'un des gamins a voulu se barrer, car "ça sert à rien de rester là sans rien faire, autant rester dans le jardin". Amen.
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