lundi 7 novembre 2011

A LA PISCINE

Mais où est ma putain de ligne 2?

Quoi de neuf à la piscine? Des verrues? Non! 
Des Gros cons? Oui!





A la piscine de mon patelin (25m), il y a 3 lignes d'eau, et la moitié restante du bassin n'est pas balisée. Le matin à 9h, il n'y a pas beaucoup de monde il y a beaucoup de monde. Soit.




Ce n'est pas grave car à la piscine, les gens sont plutôt bien organisés. Naturellement, celui qui vient d'arriver se met dans la ligne d'eau la moins remplie, et ainsi de suite. Au final, chaque ligne est assez équilibrée et le monde se porte mieux.

La situation initiale: 
·         Ligne 1: 2 personnes
·         Ligne 2: 2 personnes (dont moi)
·         Ligne 3: 2 personnes

Puis viennent 4 personnes: 1 mec et 3 femmes, qui se connaissent bien et qui ont bien l'intention de nager ensemble. Évidemment sur la ligne 2.

 Nouvelle situation:
·         Ligne 1: 2 personnes
·         Ligne 2: 6 personnes
·         Ligne 3: 2 personnes. 

 Cherchez l'erreur!

Sur ce, le type qui nageait déjà avec moi change de ligne. Certainement son expérience de la vie. Moi, n'ayant pas cette expérience-là, je persiste.
Grand mal m'a pris, ils me l'ont fait payer chèrement: coup d'épaule, éclaboussement, gène, etc.
Quoi c'est moi qui gêne peut être? Tant pis. 

« Vous pourriez-vous répartir sur les autres lignes d'eau!
- Non ne vous inquiétez pas, on tourne bien
- Ça tourne bien parce que ce monsieur a quitté la ligne d'eau
- Oui mais ça tourne ne vous inquiétez pas, on ne nage que le crawl
- C'est bien, moi je ne nage que la brasse.
- C'est bien. »


Gros con.

mardi 18 octobre 2011

TRANSPIRATION


Le Gros Con du jour:

Le type qui fouette en fin de journée, qui se sent crassou, sale peut être. Il transpire. Il cherche une solution.
Que fait-il dans les vestiaires?
-Il se douche? Non!
-Il se lave un peu au moins? Non!

Le Gros Con pense, à tort, qu'il faut s'asperger de déo en spray: devant derrière, dessus, sur les côtés. Par une habile rotation des bras, il s'en met partout. Partout je vous dis!
Et comme il est con, et que c'est un spray, il en fout également partout dans le vestiaire.

D'où la sensation de rentrer dans une salle humide, baignée d'un voile fumeux opaque, qui "pue le déo". Crise d'asthme assurée!
 
Et le mec de s'habiller ensuite comme si de rien n'était. Peut être qu'il est sincèrement persuadé qu'il sent bon, et que tout le monde dans le bus n'y verra que du feu. 
"MMMHHHH, Miam, je sens bon maintenant, les gens sont tellement con qu'ils n'y verront que du feu!".

Et non. Tu sens juste les pieds, avec une note de fraicheur des pins.

mercredi 5 octobre 2011

SUR LA ROUTE (1)

"Avance gros Con!"

 Attention, attention. Allumez vos warning, klaxonnez bien comme il faut, faites vous entendre. Augmentez votre rythme cardiaque, mettez votre radio bien fort et faites des doigts ! Oui vous l’avez deviné, vous êtes en voiture ! Ce havre de paix que l’on retrouve le soir après une journée de dur labeur. Sièges moelleux, climatisation, musique, silence et contrôle. C’est parfait.
Enfin pas vraiment. Tout va bien jusqu’à ce que vous croisiez…un Gros Con. Alors attention : ici, pas de stigmatisation.  Non le gros con n’est pas QUE le gros blérot dans sa golf GTI avec vitres fumées (Nous en reparlerons, c’est promis). Non, le Gros con, c’est aussi le bon père de famille. Et sa femme. Et son patron, et… En fait, soyons humble, au volant nous sommes tous potentiellement des gros cons. Et nous l’avons tous été au moins une fois. Sauf moi bien sur. Sinon je serai un peu con de critiquer…En fait, il s’agit de gens comme vous.  

Les histoires qui suivent sont des scènes de la vie quotidienne, que l’on retrouverait partout. 
Partout? Partout!  En ville, sur autoroute, à la campagne (et même en Picardie, oui ) dans les parkings, au péage : partout, il y a des gros cons de conducteur.
Attention là aussi, il ne s’agit pas de stigmatiser. Non, il n’y a pas que des gros-cons-de-conducteur. Soyons précis, et n’accusons personne à tort. Il y a aussi des gros-cons-de-conducteur-de-moto. Euh…pardon, des gros-cons-de-PI-LOTES-de-moto. Oui car le motard ne conduit pas, il pilote. Quant au scooter, il ne conduit ni ne pilote, il trace, ce qui est très pratique.

Et parce que la connerie routière n’a pas de limites, il m’est impossible, en l’état actuel de la science, d’être exhaustif en la matière. Pour cette raison, de nombreux billets suivront celui-ci, sans que je puisse vous dire combien ! Tant mieux, cela fait plein de belles histoires à raconter.

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« - Oh Manu, tu vas où ??? Au CINOCHE ? Ah la grosse tapette !
- Oh fait pas ta pute, j’vais voir Transformers, y’aura de la meuf c’est tout. J’trace ! »
Voici Manu, 25 ans, Étudiant en première année de commerce, pour la 4ème année consécutive. Un type sympa qui veut aller au cinéma. Ses amis du quartier d’enfance lui ont conseillés d’aller au cinéma voir Transformers. Problème : il est un peu en retard. Qu’à cela ne tienne. Manu a une Golf GTI. CQFD.

A 15 km de là, Philippe, 51 ans, adjoint au directeur du département marketing d’une grosse boite. Il a passé une sale journée. Son patron lui a demandé de réécrire un rapport de 30 pages parce que « la situation a évolué depuis la semaine dernière ». Quel con.
De toute façon, la journée de Philippe se termine aussi bien qu’elle a commencé, c'est-à-dire dans son 4X4. « Où ai-je garé mon 4x4 déjà ? Suis-je bête, on ne voit que lui ! »
Il a bien fait de prendre deux places de parking ce matin, de sorte que ses jantes de 28 pouces sont désormais bien aérées. Et comme tous les jours, il se demande à juste titre pourquoi son entreprise et d’une manière générale, les collectivités, ne prévoient pas des places plus larges. La grande majorité des gens ne roulant pas en Twingo, et l’avenir étant au 4X4, de part son confort et sa puissance, il serait temps de s’adapter à l’évolution.
« Bon voyons voir, il est 18h, le temps de passer voir Pamela une petite heure puis je file à la maison. Niquel, mais faut pas trainer ».

Non loin de là, une institutrice à la retraite de 67 ans, Colette, attend patiemment Raymond, son mari. « RAYYYMOND ! Dépêche-toi à la fin, t’es toujours à trainer ! On va être en retard au bal. Et tu conduis cette fois, je veux pas qu’on se perde ! »
En effet,  et même si elle sait très bien conduire – merci, Colette a du mal à se diriger en ville. Avec tous ces travaux, les routes changent sans cesse. Il vaut donc mieux que ce soit Raymond qui conduise, pendant qu’elle le guide.
« - Où est ce que…
- C’est moi qui ai la clé de la Twingo, alleeeez, dépêche toi ! »

Enfin, Mickael – Mykeule pour les copains, est un jeune motard de 33 ans, en pleine possession de ses moyens. Il doit se dépêcher pour être à son rendez-vous : ce soir, il rencontre une femme, une vraie. « Putain c’est pas vrai je suis en retard ! Bon j’ai tout : le casque, le deuxième casque, le cuir, les gants intégraux, les gants semi-intégraux, les bottes, le pantalon de pluie, le k-way, le bonnet, le foulard, la cagoule, l’oreillette, les lunettes de soleil, la coque, les genouillères, les coudières, le sac à dos-airbag, mon cadenas titanium Z. Il manque quelque chose…euh…attend, réfléchis. Pantalon, chaussures, semelles, chew…ah oui, il manque le chewing-gum. Parfait, j’y vais ». Et oui le motard est équipé mais c’est normal, il a une activité dangereuse et met sa vie en péril à chaque carrefour.
Plein gaz. La moto c’est excellent : avec une accélération, le temps semble s’arrêter. Surtout il faut bien zigzaguer, pour faire chauffer les pneus. Et pour faire le cake aussi. Vrooaam, Vrooaam, VROOAAAMMMM, VRRRROOOOAAAAAMMMM. Au feu rouge, toujours faire monter le régime. Pour faire chauffer le moteur. Et pour faire le cake aussi. En plus ça impressionne le conducteur de la voiture à côté. Mickael aime bien regarder ce qu’il se passe à l’intérieur de ces voitures lorsqu’il attend au feu. Mickael est coquin, il aime bien mater en même temps qu’il fait vroum vroum avec son poignet.
De plus, Mickael fait partie de l’association des motards en colère : il y a beaucoup trop de dangers sur les routes, que ce soit les conducteurs de voiture, les piétons, les cyclistes, les scooters ou les infrastructures. « Mais que font les pouvoirs publics ? RIEN ! Il est temps de nous considérer comme des automobilistes un peu, nous ne sommes pas des usagers de seconde zone.» Et puis il est membre de cette association parce que c’est cool, elle passe au JT parfois.
«  Allez, putain de feu, il sert  rien en plus ! Y’a personne ! Vrooaam, VROOAAM, allleeezzzz, bordel ! Qu’est ce qu’il a ce vieux à me regarder ? Ouai ducon c’est toi que j’mate. T’avances pas avec ta caisse, tu gênes tout le monde. Savent pas conduire.
VERT. VvrrrooOOOOAAAAAAMMMMMM !!!! Hihou ! »

Philippe, du haut de son 4x4, est confortablement installé. Bluetooth activé. Climatisation 22,5° activée. Chauffage siège avant gauche activé. GPS activé. ABS activé. Pleins feux activés. Mode sport activé. Régulateur de vitesse désactivé. Philippe est prêt. Il l’est toujours.
«  - Ouai bébé, c’est moi. Juste pour te dire que j’…c’est Philippe ! Bon j’arrive dans 15min max, je reste qu’une heure, ma femme m’attend. A tout de suite poupée !  
Préoccupé qu’il est par la petite rayure apparu sur sa jante arrière droite, Philippe ne cesse de se dire que les rues ne sont décidément pas assez large. Il est temps pour les pouvoirs publics de comprendre qu’il faut vivre avec son temps et que les 2CV, c’est terminé. «  Bof ! Tant pis je passe. Ca passe ? Ca passe – à l’aise ! »
Il était moins une. Il est scandaleux de payer si cher les assurances alors que rien n’est fait pour éviter rayures et autres chocs. C’est pour ça qu’il a récemment changé de 4X4. L’ancien modèle était moins long de 8 cm et moins large de 4. Il fallait en changer et celui-ci est une vraie tuerie. Il y a désormais plus de place à l’intérieur. Et puis soyons honnête, avec le nombre de cons qu’il y a sur la route maintenant, le nombre de trottoirs, de nids de poules, et les pentes parfois raides, l’acquisition d’un 4X4 relève de l’évidence. Le moteur 3 litres, 300 chevaux de ce modèle montre toute son utilité lorsque Philippe accède à la vieille ville où la pente est de 5%. Il est d’autant plus satisfait de son achat qu’il a appris récemment que si un jour une pente de 45% venait d’être aménagée quelque part, il saurait s’en sortir aisément.
 « - Et là, pourquoi ça n’avance pas ? ». Encore une fois, un con bloque la route. Un cycliste bien à la peine sur cette pente de 5%. Dans ce cas là, Philippe a l’habitude, l’appel de phare ne sert à rien. Le klaxon est en revanche bien utile pour faire comprendre à quiconque qu’il gêne.
TUUUUUUTTTTTT. « Mais dégage !!! T’es sur la route DUCON ! Va faire du vélo ailleurs bon sang ! C’est quand même pas croyable ! Ce type voit pas qu’il gène tout le monde ? »
TUUUUUUUT. « Tu peux pas aller sur le trottoir, non ! Ah ces bobo, jte jure. Ouai c’est ça dégage, va t’acheter une bagnole connard.» VrrroooOOOOAAAaaaammm…ROUGE.
Encore une fois Philippe est confronté à l’incompétence des décisionnaires locaux. Un feu rouge à cet endroit, cela ne sert strictement à rien. Les impôts sont gaspillés comme jamais. Ce feu est de plus particulièrement long. Si l’on ajoute que les gens sont cons, Philippe aura bien du mal à passer. En effet, les gens ne réagissent pas immédiatement lorsque le feu passe au vert. Du coup, seule 3 voitures peuvent passer. Et selon ses calculs, il ne pourra pas passer au prochain passage au vert. Flute ! La solution bien connue des gens de son milieu est simple. Dès que le feu passe au vert, chose qu’il voit aisément du haut de son 4X4, il klaxonne avec insistance pour réveiller un peu tout le monde. Il est alors important de coller la voiture de devant pour être prêt, et démarrer au plus vite.
« Font chier ces feux. Tiens mate ça mon pote, mon 4x4 est tellement haut que t’as mes feux en plein dans ton rétroviseur ! T’aimes ça le xénon haha!!. » VERT !
TUUUUUUUUUUUTTTTTTTT. TUUT. TUT. TUUUUT. « Allez magnez-vous, avance toi! Tiens prend ça. » APPEL DE PHARE. TUUUUUUUTTTTTT. « Et merde, raté ». ROUGE.


« La la la, J’NIQUE LES FLICS, J’TE PETE LA TETE, J’REPRESENTE LE SYNDIC, J’EN PREND LA TETE la la la » C’est du bon son ça ! Tout le monde, écoutez ça !! Plus fort !
Ce dernier album est une tuerie. Merde, ma casquette est où ? Ouf c’est bon elle est là, t’as vu. »
Survêt, casquette, basket, Manu torche la route. Le A collé derrière se décolle presque ! Il a fait teinter ses vitres la semaine dernière. Il y en a une qui n’est pas encore faite alors en attendant, il reste un film opaque mal collé sur la vitre avant droite. Le pot d’échappement fait un bruit pas possible. Ca en jette ! En fait il est sur le point de se décrocher. Mais Manu n’a pas les sous pour le faire réparer, le néon avant collé sous le pare choc a couté plutôt cher. C’est normal, c’est un import japonais de très bonne qualité. Et le mois dernier il terminait de payer le caisson de basse installé dans le coffre, celui de 2x200 Watts RMS. Du coup, le pare brise arrière d’origine se fissure, pas assez solide pour encaisser les vibrations. « Va falloir changer ça aussi. Putain j’te jure, ils font rien pour mon pouvoir d’achat, j’ai pas une tune. Merde c’est rouge !! On voit rien avec ces vitres teintées aussi ! M’en branle ! »
Le feu rouge, c’est l’espace détente : vitres fumées légèrement entrouvertes, sono à fond. La main sur le haut du volant, qui bat le rythme, en tenant le joint. L’autre main sur le levier de vitesse. Et on regarde les autres conducteurs.
« Kess t’as toi ? Et toi ? Et toi là bas derrière ?  Putain c’est qui derrière ? Enlève tes feux ducon, tu vois pas qu’il fait jour ? Ah tu veux passer au vert ? On va voir ça mec! » VERT. TUUUUUUUUUUUUTTTTTT « Ouai c’est ça klaxonne, vas y, fais toi plaiz, fais le malin avec ton 4x4. Allez, tu vas kiffer le feu rouge toi haha !! ROUGE. Hi hou ! Quel con celui là ! »

lundi 12 septembre 2011

AU CINEMA (5/5)

CINQUIÈME PARTIE: "Tu te fais vieux mon Jack, cette technologie te dépasse"



Avertissement: L'histoire qui suit se déroule dans un monde parallèle où les films sont diffusés en 3D. Toute ressemblance avec la réalité serait une pure coïncidence.

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« Jack Story 2 – Le lama contaminé en 3D dans les salles équipées »
Excellent, la suite du premier volet de Jack Story. Le premier film était une bombe, le deuxième s'annonce prometteur. La bande annonce m'avait déjà mis l'eau à la bouche lors de mes précédentes sorties. D'autant qu'à la fin du générique du premier film, il y avait quelques spoilers, notamment la photo de petit Jack jouant avec un lama, ce qui m'avait intrigué.
Cette année, il sort en 3D. Depuis Avatar, ça cartonne. Et je suis prêt à parier ma coupe de cheveux que ce n'est pas qu'un phénomène de mode.

Tu vois, je te l'avais dit que sur Allociné, ils disaient que c'était en 3D. Ne t'inquiète pas, j'ai mes lunettes rouge et bleue de quand j'étais petit.
Bon, la fil d'attente est assez longue et il reste 47 places. Et vu le nombre de guichets ouverts, on risque d'...Ah, c'est à nous.

« Bonjour, deux places pour Jack Story 2 , svp. J'ai mes lunettes.
-Je suis désolé Monsieur, mais il s'agit d'une nouvelle 3D active. Il faut prendre les nouvelles lunettes. Deux places donc?
-Oui mais...
-Voilà ça vous fera 24 euros.
-Je..hein? 24? Vous devez faire erreur, la place est à 8,5€ avec la réduction.
-Oui mais c'est un film en 3D, il y a un supplément à payer. La place est à 8,5€, il y a ensuite un supplément de 2€ pour frais techniques divers liés aux contraintes matérielles dues à la 3D. Et il y a 2,5€ de frais d'achat pour les lunettes, c'est une 3D active. Ce qui nous fait..ah oui vous avez raison, il y a erreur. Cela ne vous coutera donc pas 24€, mais 26€. toutes mes excuses. Vous payer en carte?
Vingt..oui en carte... »

Le con qui a décidé d'équiper ses salles ne l'est pas tant que ça en réalité. Il est même plutôt malin. Les frais sont inexistants, la bobine est la même. Quant aux lunettes, elles arrivent de Chine à 0,25€/pièces à tout casser. La qualité? Parlons en, ce n'est que de la m...
Ça y est, tickets validés. Places prises. J'aurai du prendre un peu de pop corn.Tant pis, j'ai au moins une bonne place et personne sur ma gauche.

Mais qu'est ce que la 3D? 
3D signifie 3 dimensions. Et oui, avant il y avait la 2D, c'est à dire un vulgaire écran, en toile qui plus est, et désespéremment plat. Du coup, l'image était plate. Désormais, l'image aquiert de la profondeur: il y a un devant, et un derrière. C'est très pertubant. Déjà que devant vous il y avait quelqu'un (à moins d'être au troisième rang)  là, le film est encore devant, voire, entre vous et la personne devant.
Donc 3D comme Devant, Derrière, Dedans. Nous sommes dans le film. Et je peux vous dire que pour Jack Story 2, il ne peut pas en être autrement.

Les bandes annonces en 3D, ça défonce. La pub aussi. Oh punaise, un M&M's ! L'effet est hallucinant, j'ai cru que le mec devant moi s'en prenait un en pleine tronche. Il a été autant surpris que moi car il a baissé la tête.
Vient ensuite une publicité pour l'opticien d'à côté. Du coup, pas de 3D. Obligé d'enlever mes lunettes. Idem pour une publicité pour des nouilles chinoises. C'est là que je me rend compte que l'image est beaucoup plus sombre avec les lunettes. Bah c'est pas grave, c'est quand même énorme en 3D.

Enfin les bandes annonces. Peut être que je verrai celle du prochain Batman. Bon pour l'instant, il n'y a que quelques films français, des comédies sentimentales pour la plupart, et je reste dubitatif devant un couple qui se galoche secrètement au bureau. Quelques gouttes de salive en 3D auraient été le bienvenu pour renforcer l'intensité du moment. Finalement, la 3D pour ces films n'est pas fabuleuse, mais je m'imagine que l'industrie du X a trouvé sa voie. 

Tout à coup l'écran devient noir. Il y a bien du son, et je reconnais quelques musiques entrainantes. Mais l'image est quasi invisible. C'est beaucoup trop sombre on ne voit rien. Une voix grave et puissante traverse la salle plongée dans le noir: « Gotham n'a pas besoin d'un héros, elle a besoin d'un paria ». « C'est pas possible , c'est la bande annonce du prochain Batman, mais on voit rien. Putain c'est trop sombre! ». Le temps d'enlever les lunettes, et je vois Bruce Wayne tenu à la gorge par un grand type habillé en noir. Terminé, il faudra attendre juillet prochain. DE-GOU-TE.

Jack Story commence. 2H10 de pur bonheur. Bon, le con d'à côté n'a pas encore terminé son pop corn et le mec devant est vraiment trop grand. Du coup l'effet 3D n'est pas parfait. Sans cesse, sa tête qui dépasse me coupe l'effet 3D. Jack se préparait à récupérer le camion d'un type à l'entrée de la foret quand des projections de bois lui sont arrivées dessus. Saisi par l'effet, j'ai instinctivement levé mes bras pour me protéger. Mais le grand type d'en face a fait de même. Du coup, plus de 3D. Mince.

Le temps de me reconcentrer pour apprécier l'effet, Jack est déjà en pleine foret à cent à l'heure. Le film passe aussi vite.J'avais déjà oublié l'effet 3D, mon cerveau s'étant trop bien habitué que j'ai été pris d'un sursaut lorsque j'ai vu une couche, je crois bien qu'il s'agissait d'une couche, voler de derrière jusque sur la tête du con qui téléphonait au troisième rang. Quel gros con lui aussi. 

Le lama est en revanche très bien rendu en 3D, mais encore une fois, trop sombre. L'accouchement de celui est pas mal fait. La 3D permet de distinguer les détails, notamment ce qui est à l'intérieur de lama, et ce qui en sort. Pas mal.
Le problème de tout cela, c'est que la film n'a pas été tourné en 3D. Je le sais, je l'ai lu sur Allociné. Et pourtant, je ne rêve pas, il est bel et bien en 3D.En fait, il a subi un traitement informatique pour recréer artificiellement une 3D, ce qui n'est pas du tout la même chose. Mais ça reste du foutage de g.....

Désormais tous les films ou presque sont en 3D et difficile de trouver un cinéma qui n'en propose pas. Mais ça passera, je vous le dis !

En attendant, je rate plein de bon films:).




AU CINEMA (4/5)


QUATRIEME PARTIE: "EH JACK! REFLEXE!"

Jack est à présent chez lui, et coupe du bois. C’est encore un flash back.  Les films de cette trempe usent habilement de cet outil. L’intensité n’en est que plus grande. Le drame vécu par Jack durant son enfance va enfin être révélé, ceci expliquant alors cela. Le réalisateur est vraiment bon. On sait que Jack a découvert quelque chose le lendemain de son 8ème anniversaire peu de temps après la mort de sa mère, mais la scène précédente s’était arrêtée là. A présent la boucle va être bouclée.

Et non, car il reste au moins un gros con dans la salle. Oui, parmi les quatre types assis au troisième rang devant. Pourquoi déjà les cataloguer comme des cons ? D’abord parce qu’il faut vraiment être con pour se mettre au troisième rang. La visibilité est nulle et la nuque en prend un sérieux coup pendant 2h10. En plus de ne pas être très fut-fut, ce genre de gros con a la fâcheuse habitude de répondre au téléphone pendant le film.
Que se passe t-il dans sa tête : Jack coupe du bois. Jack désamorce une bombe. Jack conduit le camion. Jack mange un donut. Donut. Donut. Tiens j’ai faim. Y’a rien à bouffer ici.
« Et les gars, il le sort d’où son camion ? De son cul hein ?! Mouahahahaha ! »
« CHUUUT … »
 « Et y’a ce bâtard de Manu qui m’phone, j’croche-dé ! –– Ouai gros ! « chuuuut » Bien ou bien ? Tran-quille ! Ouai t’as vu j’suis au ciné avec les poto ! Non je dis, JSUIS AU CINE AVEC LES PO…OUAI C’EST LE SON IL ARRACHE C’EST OUF!! T’es où toi ? « chuuuuut » Ah ouai salle 4 ! Alors bien ou bien ? C’est le son que j’entends là ? HEIN ? Ah ouai t’as raison, il arrache ! JE DIS IL ARRACHE ! « chuuuut ». Ouai gros, tchotcho, on les nique tous ! –– C’était Manu, il est salle 4 ce bâtard ! »

Ces mecs sont des champions. On les connait tous, on les a tous vu, sous une forme plus ou moins similaire. Le film ne les intéresse pas. Ce qui compte, c’est les « poto », le « phone » et sa Golf GTI, vitre fumées, premier modèle. (L’objet d’un prochain billet… !)
C’est alors que dans ces moments là que se répand dans la salle une impression à la fois  perturbante et rassurante: nous communiquons tous par la pensée. Nous sommes devenus télépathe.
Pas besoin de se regarder. Le voisin d’à côté, ennemi d’hier est désormais un allié, de même que la dame avec l’enfant. Quant à Bernard, s’il ronflait et malgré le fait que les jeunes de derrière lui ont déjà balancé une boulette de pain dans la tête, il a focalisé toute son attention sur la rangée n°3.
La tension monte. Des « Chuuuts » épars sont lancés dans le vide. Des « C’est pas vrai, il pourrait faire moins de bruit quand même» sont susurrés.  A vois basse encore, les gens se passent le mot : « il est sans gêne celui-là ». La tension est à son maximum.
Jack, désormais au Pérou, est en train d’accoucher un lama avec…, mais peu importe. L’attention de tous est désormais reportée sur ce gros con, et sur la meilleure manière de lui dire de « fermer sa grosse gueule ».
Comment lui faire comprendre ? Plusieurs méthodes existent et l’excitation de l’obscurité combinée à l’adrénaline secrétée depuis 1h35 autorisent tout un tas de folies que l’on n’oseraient pas dans la vie de tous les jours.

La méthode discrète néanmoins efficace :
« Excusez moi, je peux vous emprunter votre paquet de pop corn ? -- Pourquoi fai…ah oui, d’accord, avec plaisir ! »
« Pardon, vous pourriez demander à la dame avec le petit s’il lui reste la couche sale de son fils ? Merci ». Immédiatement suivi, si la couche est prête, d’un « Eh ducon, réflexe ! ». (Ma préférée, pour l’effet 3D qu’elle comporte).
La méthode directe (pour cela, il faut du courage)
« Chuut ? ». Ne marche pas.
 « Euh…excusez moi, pourriez vous parler moins fort ? S’il vous plait ?» (Quitte ou double. Et en plus du courage, il faut se lever...)
Enfin une version combinée, à la fois directe et discrète :
 « EH GROS BOUFFON, FERMES LA OU J’TE FUME » (En veillant à être bien caché dans le noir).

La séance touche bientôt à sa fin. Le film me laisse une impression de désordre. Le scénario est parfois décousu et certaines scènes se sont enchainées un peu trop vite à mon gout.
Il reste le générique. Ils disaient sur Allociné que vers la fin du générique, il y a une scène spéciale. On va bien voir.
Ou pas. Tout le monde se lève, les gens passent devant, les lumières s’allument. Il ne reste plus dans la salle que des boites vides de pop-corn. C’était qui l’acteur qui a joué le beau frère de Jack ? Mince j’ai raté. Et le producteur c’était…arf, trop tard. Ah t’as vu qui c’est la maquilleuse principale, elle était déjà sur le film de…du coup la scène spéciale ?
Déjà le personnel vient nettoyer et le projectionniste s’apprête à enlever la bobine. Les gens vont bientôt rentrer pour la séance suivante. Il ne faudrait pas qu’ils loupent les bandes annonces ces cons.
Tant pis, nous sortons, culpabilisant d’être resté si longtemps, sous les regards suspicieux du grand monsieur en costume noir. « La sortie, c’est de l’autre côté -- c’est ça merci. »

Il n’empêche, la place n’était qu’à 8,5€ ce soir. C’était une promotion dans le cadre de l’opération : 7 films à 10€, une place à 8,5€. Une belle affaire. D’autant que l’offre est valable 48h dès le deuxième mardi suivant l’achat du 7ème billet. Et si j’avais eu la carte de fidélité, je n’aurai payé que 8€. J’aurai vraiment dû la prendre cette carte de fidélité, je suis vraiment con.

mercredi 31 août 2011

AU CINEMA (3/5)


TROISIÈME PARTIE : « Le silence est d’or Jack, mais pas mon flingue ! »

Les bandes annonces sont passées, une pure tuerie. Le film va suivre.

Ça démarre fort. Jack est immédiatement mis à contribution par les autorités locales au sujet d’une alerte à la bombe dans un métro. Il y a urgence.
2h10 de pur plaisir non stop. Le repos intellectuel tant mérité. La solitude de chacun devant l’écran. Le partage des émotions. Le…téléphone portable du voisin qui éclaire toute la rangée.
Typique du gros con assis à côté de vous.
Premièrement, en entrant au cinéma, il n’a pas éteint son téléphone. Pourquoi ? Nous avons tous le temps de le faire. Oui mais lui, il lui fallait du pop corn, donc il n’a peu le temps. Puis, étant arrivé en retard, il a oublié.
Une erreur est vite arrivée. Sentant vibrer son téléphone, ce con l’a  sorti de sa poche, et, remarquant la réception d’un sms, a décidé  de le lire.
Pendant ce temps, Jack qui parlait de désamorcer une bombe dans le métro est déjà à l’avant d’un camion au milieu d’une route de montagne. Impossible de suivre le film.
Là où le con devient un gros con, c’est quand il se dit que puisque Jack a désamorcé la bombe et qu’il est désormais sur son camion, il a le temps de répondre à son sms, le gros de l’intrigue étant passé. « Suis au cinéma, peux pas te répondre ». La réponse typique. Je réponds mais chuuut, je ne peux pas te répondre.
Satisfait, il montre le sms à sa copine, qui pouffe, et le range à nouveau dans sa poche droite, sans se soucier des coups de coude. Qu’à cela ne tienne, ce con a perdu le droit de poser son coude sur l’accoudoir. La place est prise désormais.
Passons sur l’accusé de réception qui sonne.

Reprenons le film. L’intrigue est plutôt bonne. La bombe du métro était une diversion apparemment. Le jeune frère de Jack, gravement malade, est à présent retenu dans la forêt de l’autre côté du pont. La scène du début nous montrait Jack étant petit, coupant du bois avec son père. Nous ne sommes donc pas surpris de le voir conduire un camion, en pleine forêt, à cent à l’heure. Tout cela est bien ficelé. Il roule depuis trop longtemps sans qu’il se passe quelque chose. C’est alors que… 
« Excusez moi, pardon, pardon, désol… ». Une femme et son gamin de la rangée de devant passe devant tout le monde. Le gamin doit aller faire pipi. C’est une urgence. Évidemment, elle passe devant le grand type assis juste en face, qui se lève. Déjà qu’assis, il était grand. Voila, j’ai rien vu. Putain c’est pas possible !

Impossible de se remettre dans le film tant qu’elle n’est pas revenue.
Pendant ce temps Jack est à nouveau dans le métro, un autre cette fois ci et il montre les photos d’un lama à un type chauve. Je n’ai rien suivi.

La mère revient avec son gamin, le grand se relève encore une fois. Le film peut reprendre.

Jack se remémore ses souvenirs et s’imagine avec sa mère, plus jeune, lorsqu’il faisait de la balançoire dans l’enceinte de la caserne. La musique est parfaite. L’émotion est palpable. Puis ce silence terrifiant lorsque peu après…
Question : peut-on dire d’un du mec qui règle le son qu’il est un gros con lorsque dans une salle (par exemple la salle 1), quand le silence s’installe, afin de dramatiser un peu la situation déjà émouvante d’un film, on entend les basses de la salle d’à côté (par exemple la salle 4)?
Cela ne peut pas arriver ? Ces bâtiments sont prévus pour ? Non c’est tout à fait logique. Explication : Lorsque X, présent dans une salle A est obligé de mettre des boules Quiès parce que le son est trop fort, il est extrêmement probable que Y, présent dans la salle B  entende le bordel qui en résulte s’il a lui-même enlevé ses boules Quiès (le temps d’une scène particulièrement peu bruyante). Ce qui rompt inévitablement l’instant dramatique tant préparé.
Que faire ? Pas grand-chose. « Vous avez les oreilles délicates jeune homme, c’est bien la première fois qu’on nous signale cela ! ». Changer de cinéma alors? Nous y reviendrons lors d’un prochain billet consacré à la 3D ;).

Alors certes, la mère de Jack vient de décéder d’une souche particulièrement virulente d’un nouveau virus, en lui disant combien elle l’aime. Combien il ne doit jamais oublier d’aimer la nature. D’aimer le silence. Ce silence assourdissant que l’on entend au moment même où elle lui annonce que son petit frère risque d’être porteur d’une maladie génétique dégénérative. Ce silence qui couvre les pleurs de petit Jack. Ce silence qui accueille la mort et accompagne la maman de Jack sous de nouveaux cieux.
Certes. Mais l’effet n’est plus le même lorsque la délicate caresse du vent sur les cheveux de cette dame fraichement morte est couverte par le bruit d’un Transformers géant, salle 4, dégommant l’Empire State Building avec un petit porte-avion.

« De toute façon, on n’est pas venu voir un film de fillette. Ouai ça bouge, ouai y’a du bruit. C’est de la testostérone, c’est bon ça! ». Ducon.


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Dans le prochain épisode, suite et fin des aventures de Jack. N'attendez pas et achetez nos 43 modeles de paquets de céréales pour collectionner les cartes de jeu Jack Story et peut être trouver la carte collector: un lama noir.

AU CINEMA (2/5)


DEUXIEME PARTIE : « Les absents ont toujours tort Jack».

De longue réflexions stratégiques sur les comportements des foules dans une salle de cinéma nous amènent à prendre très au sérieux la phase d’entrée. Tout le monde se masse milieu-droite? Nous, en revanche, nous feintons. Sitôt entré par la droite, on file à gauche, hors de la masse. On les déborde. La salle semble vide du côté gauche alors que la foule se presse toujours à droite. On choisit la bonne rangée, on s’installe. Enfin assis. Bientôt les bandes annonces !
Le calme est relatif. Débute alors la phase d’attente. Le doute s’installe. 60% des gens ne sont pas encore assis. Il y a trois places de libre sur ma gauche. Personne devant. Et déjà derrière, une bande de jeunes se marre et parle fort. Oh punaise, le vent va tourner !

La crainte monte. Quelqu’un va-t-il s’asseoir à côté? Et qui ? En bas, un couple contourne tout le monde à la recherche de deux places libre. Sur la droite, derrière, la maman avec son gamin qui commence à pleurer parce-qu’il-a-pas-fait-pipi. Ils cherchent deux places. Or il y en a justement trois à ma gauche. Pas le gamin, pas le gamin ! Le couple, le couple. Finalement, aucun des deux. Personne.
Statu Quo. Personne à gauche, et de l’espace à droite. Et une bonne visibilité devant. C’est PAR-FAIT.

20h25. Toujours pas de films, encore moins de bandes annonce. Bordel, pourquoi c’est aussi long ??

Peu importe la salle est plongée dans le noir. Et c’est là qu’interviennent les premiers cons de la soirée. Les retardataires.
Le retardataire n’est pas du tout une espèce en voie de disparition. Pourtant, à l’heure des GPS et des montres à quartz, on aurait pu croire le contraire. Il suffisait de combiner des lois élémentaires. Une loi physique imparable énonce que « toute personne qui veut arriver à un endroit B à l’heure, doit pour cela partir du point A à l’heure ». Combinée à « Si le point B est à 20 minutes de voiture de A, alors il faut partir 20 minutes avant l’heure souhaitée d’arrivée ». L’enchainement est redoutablement efficace. Arriver à l’heure est à la portée de tous. Et pourtant...Et pourtant les cons oublient systématiquement l’une de ces lois. Du coup, ils sont en retard. 
Quant au cinéma, géré par d’autres cons, il attend les retardataires. La logique m’échappe.
Tant pis pour eux, ils ne pourront pas s’asseoir. En effet, l’extinction des lumières est la garantie que les retardataires n’iront pas s’aventurer du côté opposé à l’entrée de la salle. Le risque de se viander est bien trop énorme. Enfin ça, c’était avant.
Depuis l’arrivée du téléphone portable et son écran rétro-éclairé, tout est permis. Ils osent tout, et on peut désormais observer des écrans de téléphone se balader tout seul dans le noir. En réalité, l'écran n'est pas seul, non, il cache le retardataire à l'affut de la moindre parcelle de place vide.
Et ça ne manque jamais.
 « Euh…ces places sont prises ?
- (Hélas…) non »

Voila, les places sont prises à gauche. Pas grave, ce n’est pas le cas dev…ET DEVANT !
Oui, les lois de la physique sont étranges dans une salle de cinéma. Un petit attire toujours devant lui un grand. Ou un petit assis sur un rehausseur.  D’ailleurs, c’est souvent le seul grand type du groupe qui se met pile en face.
Une solution consisterait à privilégier les places où peu de gens se mettraient devant. Mais sur les côtés, on voit rien, et au troisième rang, on s’éclate les yeux. Le compromis idéal est donc le milieu droit, ou le milieu gauche.
Mais c’est sans compter sur les retardataires. Se mettant là où ils peuvent, ils comblent les espaces poliment laissés libres par tous ceux qui étaient là, à l’heure.
A ce moment là donc, bien affalé dans son siège, on se redresse, jusqu’à ce que la tronche du type d’en face ne soit pas plus haute que les bandes noires du film. Par ricochet, La personne située juste derrière se redresse également, et ainsi de suite

20h38. Les lumières s’éteignent.

Ça y’est, c’est les bandes annonces. Et non ! Car avant le film et avant les bandes annonces, il y a…la pub.
Attention, pas de la pub de haute volée, comme dans le temps, non, les mêmes pubs pourris que nous voyons tous à la TV, pour de la bouffe, pour l’opticien du coin ou un resto chinois. Mis à part la pub M&M's qui est une pure tuerie. De manière générale, le son est souvent démentiel, beaucoup trop fort. Et elle dure une plombe.
Et là, systématiquement se produit un phénomène étrange. Une soudaine envie de manger une glace apparait. Mais nous n’avons rien à manger  car nous n’y avons pas pensé avant d’entrer (on était pressé). En revanche, le type d’à côté a toujours un gros paquet de pop corn (d’où son retard). Il le mange, bien sûr, et le partage avec bobonne. La bouche ouverte tant qu' à faire. Merci.
Ce qui est le plus étrange, c’est que lorsqu’il mange, plutôt que de prendre le morceau de maïs tout au dessus de la pile, ce con farfouille dans le paquet. Il tourne et retourne le pop corn, d’une part pour bien te faire chier, d’autre part, pour être bien sûr qu’il lui en reste. Oui, il en reste. Ca y’est, il est déjà entré dans la catégorie du gros con de la soirée.

Ce n’est pas grave, les bandes annonces vont commencer.